Traduction des chansons d'un des derniers albums de Jane
BirkinrnrnJane Birkin, fictionsrn TraductionsrnrnHome = chez
moirnrnUne autre série d’interviewsrnUne autre réception inutile
(vaine, futile)rnJe devrais vraiment rentrer chez moirnOn dit que
c’est là que le cœur est restérnLe chauffeur de taxi me demandernOù
j’aimerais allerrnEt soudain je suis indécisrnSoudain je ne sais
vraiment pasrnCe que j’appelle « chez moi »rnrnOui, j’ai eu une bonne
viernEt pourtant je ne peux m’empêcher de me demander,rnSi j’avais
pris un chemin différent,rnCe qui serait advenu de moirnDans un autre
universrnEt j’habite toujours là-basrnUne ménagère de banlieue qui
s’ennuiernEt qui s’arrache lentement les cheveuxrnQui ne peut pas
s’échapper de chez ellernrnC’est là où le cœur est restérnrnUn certain
goût de réglissernLe chant des choucas dans les arbresrnL’odeur du
polish pour argenteriernDes souvenirs enfouis se réveillentrnPourquoi,
après toutes ces années, rnTout cela resurgit-il dans en mémoire
(envahit-il ma mémoire)rnPersonne ne m’a dit, « reviens vers moi »rnLà
où sont tes origines (tes racines)rnIl est temps que tu reviennes chez
toi »rnrnC’est là où le cœur est restérnrnDes cordes à sauter, de la
fumée de pipernLes cloches de l’église le dimanchernDe la marmelade
sur un toast froidrnDes vacances d’été sans finrnCouchés dans le foin
dans la remorque qui roulernOn se précipite vers la mer comme des
fousrnLe goût amer de l’échecrnLe frisson de joie de la victoirernrnJe
ne serai jamais chez moirnrnrnrnAlicernrnLe temps est rêveurrnTu as
agité ta baguette magique torduernSur un étang gelé sur lequel luisait
une lune blafardernJ’ai vu des corbeaux qui se découpaient sur
l’horizon tomber raide mortsrnEt les larmes sur mon visagernEt les
patins sur la glacernÉpelaient le nom d’AlicernrnJe disparais dans ton
nomrnMais tu dois m’attendrernQuelque part au-delà des mersrnUn bateau
s’est échouérnTa chevelure ressemble à l’herbe d’une prairie flottant
sur la maréernEt les gouttes de pluie qui frappent à ma fenêtrernEt
les glaçons dans mon verrernBeauté, je ne pense rien qu’à
AlicernrnArithmétique, arithmétocrnRamènent en arrière les aiguilles
de l’horlogernComment l’océan fait-il tanguer le bateau ?rnComment le
rasoir a-t-il trouvé le chemin de ma gorge ?rnLes seuls liens qui me
retiennent icirnSont attachés autour de la jetéernrnEt c’est ainsi
qu’un baiser secretrnMêle folie avec félicitérnEt je penserai à
celarnQuand je serai mort dans la tombernSi je me laisse aller à
divaguer, je me perds dans ces penséesrnEt il faut que je sois
fournPour aller patiner sur ton nomrnEt après avoir tracé deux fois
les lettres (sur l’étang gelé)rnJe suis tombé au travers de la glacern
D’AlicernrnEt c’est ainsi qu’un baiser secretrnMêle folie avec
félicitérnEt je penserai à cela quand je serai mort dans la tombernSi
je me laisse aller à divaguer, je me perds dans ces penséesrnEt il
faut que je sois fournPour aller patiner sur ton nomrnEt après avoir
tracé deux fois les lettres (sur l’étang gelé)rnJe suis tombé au
travers de la glacernD’AlicernrnAlice, tu es tout pour moi.rnrnLiving
in limbornrnVivre dans les limbesrnrn(in limbo = dans les limbes
(rel.), être tombé dans l’oubli, ou dans le vide juridique ou
social)rnrnVivre dans les limbes, charger le camionrnLe prochain arrêt
est un endroit où quelque chose va arriverrnOh charger, décharger,
dormir dans une bullernSi les choses changent la différence est
subtilernrnCharger, décharger par toutes sortes de tempsrnSe mettre en
route jusqu’au bout du rouleaurnOh en chargeant et en déchargeant les
souvenirs vous reviennentrnIls retracent vos pas, tout est si
familierrnrnVivre dans les limbesrnVivre dans les limbesrnLa la la
la,rnRegarder par la fenêtrernrnCharger, décharger ce qui est dans ta
valisernContinuer plonger la main et en sortir un nouveau visagernOh
charger décharger parler dans des skyphones (téléphone sans fil
connecté à un ordinateurrnLa signification du contact se perd avec les
zones de tarif horairernrnVivre dans les limbes …rnrnOh charger,
décharger sur des ascenseurs lentsrnAppeler des taxis et attendre des
garçons de servicernrnVivre dans les limbes …rnrnWaterloo
stationrnrnLa Gare de WaterloornrnBientôt sous le portique de la
garernBientôt au milieu des bâillements d’une grande nationrnEt bien,
bientôtrnJ’arriverai à Waterloo.rnrnEn riant de la plaisanterie faite
sur le dos du pauvre Napoléon,rnEn sifflant une mélodie digne de
NelsonrnEt bien, bientôt .rnEt naturellement je chanterai la chanson
des Kinks.rnEt pas celle de ABBArnGare de WaterloornrnIl y a de
nombreuses années de celarnJe quittai mon pays sans plus
attendrernPour aller chercher fortune loin de l’Angleterre.rnIl
fallait que parternLoin.rnL’endroit le plus loin, rnC’était Paris, en
France.rnIl fallait que je dise au monde entierrnQue, pendant tout ce
temps-là, j’avais été divisée en moi-même.rnPar de belles visions de
rivières sombres,rnEt de parcs vertsrnJ’étais hantée.rnFinalement je
n’ai plus de goût pour tous les amusementsrnDont cette jeune fille
avait dû faire l’expériencernPour enfin retournerrnÀ la gare de
Waterloo.rnrnrnrnrnMy secretrnrnMon SecretrnrnC’est vrairnJe ne peux
pas me cacherrnLa seule chose dont j’ai besoin… c’est toirnIl n’est
plus de vérité… que je puisse trouverrnAvec quelqu’un d’autre que
toirnrnMais oh mon amour, mon cœur ne se brisera pointrnMais oh mon
dieu comme il a souffertrnEt maintenant mon amour, Je sais que je ne
peux pasrnÉviter (de ressentir) la perte de ton étreinternrnC’est
toirnQue je sensrnToujours… je te veuxrnEt mes pensées… sont si
irréellesrnAvec quelqu’un d’autre que toirnrnMais oh mon amour, mon
cœur ne se brisera pointrnMais oh mon dieu comme il a souffertrnEt
maintenant mon amour, Je sais que je ne peux pasrnÉviter (de
ressentir) la perte de ton étreinternrnJe peux essayer,
d’expliquerrnMais ma vie sans toi…rnN’est tout simplement pas la
mêmernrnMais oh mon amour, mon cœur ne se brisera pointrnMais oh mon
dieu comme il a souffertrnEt maintenant mon amour, Je sais que je ne
peux pasrnÉviter (de ressentir) la perte de ton étreinternrnrnSteal me
a dreamrnrnVole un rêve pour moirnrnC’est la façon que tu as de
raconter une histoire drôlernC’est les plaisanteries de minuitrnOn ne
peut pas passer devant la maison sans penserrnQue toutes ces années,
que derrière la porternLes larmes aux yeux, la nuit dernièrernrnTout
ce temps-là, toujours plusrnT’aimer, je n’aurais pas dûrnrnComme la
douleur contenue dans une croixrnComme un sourire qu’on a arboré et
qu’on a perdurnOn ne peux pas apprendre à oublier, on ne peux pas se
cacherrnrnTout ce temps-là, toujours plusrnT’aimer, je n’aurais pas
dûrnrnCette maison qui me sert de prétexte, c’est ma maison, ne
t’étonne pasrnQue je ne traîne pas dans les rues, le silence revêt les
murs d’un bleu parfaitrnTu es dans les murs, tu es présent dans chaque
piècernrnTout ce temps-là, toujours plusrnT’aimer, je n’aurais pas
dûrnrnHarvest MoonrnrnPleine lune (litt : lune de moisson)rnrnApproche
toi encore un peurnÉcoute ce que j’ai à te dirernComme des enfants en
train de dormirrnNous pourrions finir la nuit en rêvant rnrnMais la
pleine lune se lèvernAllons danser dans sa lumièrernOn sait où il y a
de la musiquernSortons et allons sentir la nuitrnrnParce que je suis
encore amoureuse(reux) de toirnJe veux te voir danser encorernParce
que je suis encore amoureuse(reux) de toirnCe jour de pleine
lunernrnQuand nous ne nous connaissions pas encorernJe t’observais de
loinrnQuand nous fûmes amantsrnJe t’ai aimé de tout mon cœurrnrnMais
il se fait tardrnEt la lune monte haut dans le cielrnJe veux fêter
notre rencontrernVoir la lune briller dans tes yeuxrnrnParce que je
suis encore amoureuse(reux) de toirnJe veux te voir danser
encorernParce que je suis encore amoureuse(reux) de toirnCe jour de
pleine lunernrnrnMother stands for comfortrnrnMa mère est là pour me
réconforter (consoler)rnrnElle sait que j’ai fait quelque chose de
malrnMais elle ne dira rienrnElle pense que j’étais avec des amis
hierrnMais elle ne se souciera pas que je menternrnMa mère est là pour
me réconforterrnMa mère cachera le meurtrierrnrnÇa casse la cage, la
peur s’échappe, elle s’empare de moi,rnC’est comme une foule qui
déclancherait une émeute à l’intérieurrnIls me font faire ceci, ils me
font faire cela, ils me font faire ceci, ils me font faire
cela…)rnSuis-je le chat qui attrape l’oiseau ?rnPour elle (=ma mère)
je suis le traqué, non le traqueur (litt : le chasseur).rnrnMa mère
est là pour me réconforterrnMa mère cachera le meurtrierrnMa mère
cache le fou.rnMa mère restera (=auprès de moi).rnrnFin
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